JOURNÉE D’ÉTUDES

L’étincelle qui met feu à la plaine.

Conditions d’émergence et d’existence de l’art. Autour de la notion de « contextes d’inscription ».

Dans le contexte international actuel d’émergence des projets révolutionnaires[1], de renversement de gouvernements oligarchiques par l’action collective et par divers processus d’organisation des figures d’intervention collective, a lieu un questionnement et un renouvèlement des formes possibles de l’action politique et des principes même de la politique. Il nous semble ainsi pertinent d’interroger certaines pratiques et dynamiques à l’œuvre au croisement de l’art et la politique. Au sein de ce positionnement plusieurs perspectives se dessinent interrogeant trois axes qui encadreront nos réflexions :

Contextes de production : explorations autour de la figure de l’artiste et du positionnement artistique, analysant les démarches de création, les choix et le processus artistique dans la configuration symbolique ou matérielle de l’art ;

Contextes de mobilisation : explorations des modes d’existence de l’art à travers de l’analyse des actes d’inscription / (ré)appropriation et de la notion de contexte comme dispositif de mobilisation et/ou d’infiltration de l’art dans le monde, ainsi que de prise de position politique ;

Contextes d’activation : explorations des conditions et des opérations qui rendent possible l’art, à partir de l’analyse des enjeux, discours et stratégies (institutionnelles) de légitimation ou de constitution de l’espace artistique dans la sphère publique, ainsi que des opérations de récupération / résistance.

Ce projet propose réaliser une série d’expositions d’art et de rencontres avec des artistes et de chercheurs visant à confronter des expériences et des réflexions venant de différents contextes socio-politiques en France et à l’étrangère, au sein d’une communauté de spécialistes de l’art, ayant souvent développés leurs réflexions autour de questions-clés (voire aux conflits) de l’esthétique contemporaine, et aux croisements du politique, à travers des questionnements qui positionnent l’art comme une forme de penser le monde et une façon d’être au monde. Nous visons ainsi avoir le privilège de croiser notre expérience et perspectives avec des spécialistes originaires de différents pays, enrichissant notre projet avec l’apport de leurs respectives histoires et processus locaux.


[1] Les événements récents en Tunisie et en Égypte. Ainsi qu’en Grèce, aux USA, en Espagne, à Londres, ou en 2010 en Islande, en Thaïlande (les chemises colorées), les émeutes de la faim en Afrique, les considérables émeutes ouvrières en Chine.

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LISTE PROVISOIRE D’INTERVENANTS

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INFORMATION PRATIQUE

Les chercheurs dont leurs communications ont été retenues sont invités à rendre un texte d’environs 20 pages (les textes des communications ne devront pas excéder 10.000 mots) en français, avant le 31 janvier 2012. Les participants pourront s’associer aux diverses journées d’études qui auront lieu à Quito, Téhéran et Paris. Les communications pourront être présentées en français (ou en Espagnol à Quito), et dureront environ 40 minutes, suivies de 15 minutes de discussion.

Nous comptons publier un livre–catalogue de l’ensemble de l’expérience avec les textes définitifs des interventions et les images des œuvres d’art qu’ont fait partie des expositions.

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APPEL À CONTRIBUTION FERMÉ

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